Archives d’Auteur: Laurie Savard

Appel à la contribution – Chroniques de l’interculturel au Québec

screen-capture

Dans le cadre du prochain colloque de l’ACFAS au mois de mai prochain le LABRRI organise le colloque « Chroniques de l’interculturel au Québec » le 8 mai 2013. Nous invitons tous les intéressés à venir nous y rejoindre. De plus, nous serions heureux de recevoir vos propositions de contribution sous l’angle d’analyse qui vous convient, surtout autour des sujets qui touchent l’évolution de la pensée interculturelle au Québec d’un point de vue critique. Veuillez transmettre vos propositions à Bob White (bob.white@umontreal.ca) ou à Lomomba Emongo (lomomba@sympatico.ca) d’ici au 12 février.

Voici l’appel en version détaillée :

 

Chroniques de l’interculturel au Québec

Colloque organisé par le Laboratoire de Recherches en Relations Interculturelles Université de Montréal
mercredi 8 mai, 2013

Dans le cadre du 81e congrès de l’ACFAS Université Laval / Ville de Québec

Depuis quelques années, le mot « interculturalisme » connaît un regain d’intérêt au Québec. Sous la plume de certains, il prend parfois la dimension de nouveau maître-mot qui permettrait de réorganiser à la fois la cohérence intellectuelle et la cohésion sociale du Québec contemporain. S’agit-il d’une nouvelle idéologie politique québécoise ou bien réaménagement terminologique de certaine idéologie opposant sans doute indûment le Québec au reste du Canada et, dans une autre mesure, les immigrants aux Québécois « de souche » ?

Il nous importe de noter tout de suite que, comme toute société issue de l’immigration, le Québec a toujours composé avec les dynamiques interculturelles. De sorte que le fait interculturel ne lui est pas surajouté, mais intrinsèque. D’où l’inquiétude épistémologique que suscite le recyclage du mot et, partant, la réalité de l’interculturel, dans le sens du nouveau mythe fondateur du Québec. Le risque d’instrumentalisation du terme est ici patent. À ce seul titre, nous nous croyons fondés de proposer une lecture alternative de la « généalogie » du terme et de ses assertions dans le contexte québécois contemporain.

Il faut insister sur ce risque aussi inédit qu’inquiétant. En effet, dans un texte récent au sujet de l’interculturalisme, l’historien et sociologue Gérard Bouchard donne l’impression que l’interculturalisme, malgré quelques flous autour de sa définition, serait l’objet d’un certain consensus, et pas seulement dans le milieu académique (2010 : 2). Mais de quel interculturalisme parle-t-on exactement? Au Québec le terme est utilisé d’au moins trois façons : pour décrire une réalité sociologique, pour décrire une politique d’État et pour décrire une orientation philosophique. Cette question se pose au sujet de la série d’activités qui visaient à définir la notion d’interculturalisme, visiblement dans l’optique d’articuler un modèle québécois de gestion

de la diversité culturelle (voir http://www.symposium-interculturalisme.com/1/accueil/fr), suite au rapport final de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles (connu aussi sous le nom de La Commission Bouchard-Taylor) . Malheureusement, cette conception de l’interculturalisme évacue beaucoup trop facilement aussi bien des données théoriques que des éléments sociohistoriques non négligeables de la réalité interculturelle du Québec d’aujourd’hui (voir www.labrri.wordpress.com).

L’idée d’une chronique de l’interculturel au Québec naît du besoin évident de relire l’histoire et la société québécoise au-delà des rôles idéologiques qu’on peut vouloir faire jouer au mot à un moment ou un autre. Il s’agit de reconstituer autant que faire se peut, non pas une chronique strict sensu, mais bien quelques-uns des temps-forts du développement de l’interculturel au Québec. Notamment, nous aimerions questionner à nouveaux frais les rencontres historiques qui jalonnent cette chronique entre penseurs issus de l’immigration ou non, chercheurs académiques d’ici et d’ailleurs dans le monde, acteurs sociaux de la base dans la mosaïque culturelle du Québec réel, décideurs québécois…


Visioconférence entre Barcelone et Montréal

Le 20 décembre dernier, le LABRRI (Université de Montréal) et le GRITIM-UPF (Universitat Pompeu Fabra) ont tenu en initiative conjointe une visioconférence entre la ville de Montréal et la ville de Barcelone sous le thème «Attentes partagées à propos des politiques et des pratiques interculturelles». Voici le résumé de cette première visioconférence proposée par Rachel Boivin-Martin.

________________________________________________________________________

Résumé de la première visioconférence entre Barcelone et Montréal

En 2011, la Ville de Montréal obtient la reconnaissance du Conseil de l’Europe comme cité interculturelle. Elle rejoint Barcelone et 38 autres villes dans le monde qui, d’après le Conseil de l’Europe et l’Union européenne, déploient des efforts innovateurs et créatifs pour faire la promotion des pratiques et des politiques interculturelles (pour en savoir plus : http://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/culture/cities/default_fr.asp).

En septembre 2012, des représentants de la Ville de Montréal ont été invités pour participer à un séminaire sur les villes interculturelles, organisé par GRITIM-UPF, le réseau espagnol des Cités interculturelles (RECI) et le Conseil de l’Europe. Pendant ce séminaire, des représentants de la Ville de Barcelone et leurs invités étaient aussi présents.  Des discussions informelles ont amené les participants de Montréal et de Barcelone à penser qu’il serait profitable pour les représentants de ces deux villes (administrateurs, chercheurs, travailleurs communautaires) d’entreprendre des collaborations futures (cliquer ici pour en savoir plus: https://labrri.wordpress.com/2012/10/21/monitoring-intercultural-cities/)

Comme premier pas dans cette direction, des représentants des deux villes ont proposé une série de vidéoconférences qui auraient comme but de comparer idées et orientations sur l’élaboration des politiques et des pratiques interculturelles.

Après une brève présentation des caractéristiques démographiques et sociales des deux villes respectives, la discussion a porté sur la gouvernance en cherchant à préciser les mécanismes d’implémentation et les premières retombées des politiques municipales interculturelles. Ce regard croisé a permis également aux intervenants de constater la ressemblance de certains enjeux auxquels faisaient face les deux municipalités et surtout, à préciser l’intérêt pour les initiatives interculturelles de chacune des villes.

Voici des questions formulées par l’équipe de Barcelone pour l’équipe de Montréal :

  • Ÿ Quel rôle a l’apprentissage de la langue française ?
  • Ÿ Comment travaillez-vous dans des quartiers à haut taux d’immigration ?
  • Ÿ Comment travaillez-vous avec les autres départements de la Ville de Montréal ?

Voici des questions formulées par l’équipe de Montréal pour l’équipe de Barcelone :

  • Ÿ Qui prend part à votre « Immigrant Council »?
  • Ÿ Quels services sont offerts par le Programme d’accueil ?
  • Ÿ Comment avez-vous introduit l’ « interculturel » au niveau politique ?

La rencontre a donné lieu à des agréables surprises à l’endroit de chacune des deux villes.  Par exemple, les projets des bibliothèques municipales de Montréal et les formations interculturelles offertes aux fonctionnaires ainsi que les politiques linguistiques du Québec ont été d’un grand intérêt pour l’équipe de Barcelone. L’équipe de Montréal de son côté a été impressionnée par plusieurs programmes à Barcelone, notamment le programme anti-rumeurs, les initiatives d’accueil aux immigrants et le « Immigrant Council ».

Les différents participants ont exprimé de l’intérêt à poursuivre les échanges, en principe lors d’une deuxième rencontre visioconférence au printemps 2013.  Merci à tous et à toutes qui ont participé à l’organisation de cette initiative.

Pour consulter le programme de la visioconférence:

Cliquez ici pour télécharger la version en français

Click here to download english version

Liste des participants :

  • Ramon Sanahuja, Director d’Immigració i Interculturalitat
  • Núria Pàmies, Coordinadora de la Xarxa d’entitats d’acollida de Barcelona
  • Miriam Llenas, Espai Avinyó
  • Nestor Navarro, Projectes d’interculturalitat amb entitats
  • Maria Pastor, Projectes d’interculturalitat amb entitats
  • Ricard Zapata Barrero, GRITIM de la Universitat Pompeu Fabra
  • Patrice Allard, Direction de la diversité sociale de la Ville de Montréal
  • Claudie Mompoint, Direction de la diversité sociale de la Ville de Montréal
  • Claire Bradet, Direction de la diversité sociale de la Ville de Montréal
  • Danielle Gratton, LABRRI de l’Université de Montréal
  • Rachel Boivin-Martin, LABRRI de l’Université de Montréal
  • Bob White, LABRRI de l’Université de Montréal

-1 -2 -3


Retraite de M Gilles Rioux

Les membres du LABRRI sont tristes de voir partir à la retraite M Gilles Rioux, directeur de la Direction de la Diversité Sociale de la Ville de Montréal. M Rioux est depuis longtemps un promoteur de l’action interculturelle à Montréal et quelqu’un de très impliqué dans la défense de la diversité sociale. Nous nous comptons chanceux d’avoir eu l’occasion de travailler avec lui et nous lui souhaitons une retraite pleine de projets et d’avenir. Voici un extrait de l’intervention de M Rioux lors des dernières journées d’étude GERACII-LABRRI. Pour plus d’informations sur ces journées ou  veuillez consulter le site internet officiel des Journées d’étude. La vidéo complète de cette conférence sera publiée bientôt.


Journées d’étude GERACII-LABRRI – nouvelles mise en ligne

Le 26 octobre et le 23 novembre 2012, le GERACII et le LABRRI ont tenu deux journées d’étude intitulées «Les dynamiques interculturelles au cœur de la ville : États des lieux et états des savoirs». Il est maintenant possible de regarder l’intégralité de la première journée sur le site internet des Journées d’Étude GERACII-LABRRI. Pour vous aider à visionner la vidéo de manière efficace, nous avons fourni un document accompagnateur. Celui-ci indique qui parlait et le sujet de la conférence ou de la conversation pour chaque tranche de temps. Il est maintenant plus facile de retrouver une conférence dans la vidéo intégrale.

Nous vous invitons à consulter cette vidéo et à  partager vos commentaires sur celle-ci ou sur les journées d’étude. Veuillez noter que la vidéo de la deuxième journée ainsi que son document accompagnateur seront mise en ligne sous peu.

Pour plus d’informations sur les journées d’étude ou pour consulter la vidéo intégrale, visitez le site internet permanent des journées d’étude: http://dynamiquesinterculturelles2012.wordpress.com


Retour sur l’atelier de Lyonel Icart

Le 28 septembre dernier, le LABRRI a tenu un atelier avec le cinéaste Lyonel Icart intitulé «Intégration et Citoyenneté dans la télésérie Jasmine de Jean-Claude Lord. Analyse d’un récit». Voici le résumé de cet atelier proposé par Yara El Ghadban.

______________________________________________________________________

Pour les anthropologues, le récit a toujours été au cœur de notre démarche et la source première dans laquelle nous puisons notre savoir. C’est en écoutant l’Autre raconter sa vie que nous tentons de comprendre son univers. Dans sa présentation, Icart s’appuie sur cette conception du récit, comme lieu de savoir, pour faire une réflexion toute en nuances sur les relations interculturelles au Québec, telles qu’elles se manifestent dans le récit télévisé, Jasmine.

Parue en 1996 avec l’appui des organismes subventionnaires gouvernementaux, Jasmine incarne un moment charnière de l’histoire contemporaine du Québec. Les blessures du deuxième référendum étaient encore vives tant du côté du mouvement souverainiste que du côté des communautés anglophones et issues de l’immigration qui s’étaient senties injustement visées par le discours de Jacques Parizeau. De plus, le virage au début des années 1990 vers un modèle civique de l’intégration et de la citoyenneté dans les politiques culturelles et politiques d’immigration de la province – un modèle qui visait à désethniciser les appartenances identitaires et les déterritorialiser en prônant une appartenance citoyenne fondée sur l’État de droit et le partage d’une langue commune (le français) – se heurtait de plus en plus à une réalité infiniment plus complexe. Parler le français n’amenait pas nécessairement à un attachement affectif à cette langue. Une bonne connaissance de l’histoire du Québec n’amenait pas nécessairement à une plus grande sensibilité envers le projet de construire une nation québécoise indépendante. L’État de droit n’éliminait pas les conflits de race, de genre, de classe, de religion.

Dans le flou et l’ambigüité des années 1990 germaient déjà les grands débats qui allaient éclater, parfois violemment, une décennie plus tard, notamment la crise des accommodements raisonnables et la question des rapports interculturels. Est-ce si surprenant alors qu’une télésérie comme Jasmine ait vu le jour durant cette période transitionnelle?

Comme l’a expliqué Icart, la télésérie avait été conçue, et de manière assez explicite, comme une plaidoirie pour l’Énoncé de politique en matière d’immigration et d’intégration des immigrants, intitulé «Au Québec pour bâtir ensemble» (1990). Non seulement avait-elle été subventionnée généreusement par les institutions gouvernementales, mais elle mettait en vedette bon nombre de politiciens élus à l’époque, signe de sa légitimation politique. Elle sera rediffusée en 1999 suite à la publication par le ministère de l’Éducation de sa politique d’intégration scolaire et d’éducation interculturelle : une école d’avenir (1998). Jasmine représente en quelque sorte une prise de conscience de la part du gouvernement et un instrument de propagande. D’abord, elle met en relief le constat que les politiques d’intégration à elles seules ne suffisaient pas pour assurer le vivre ensemble, et je dirais, une reconnaissance de la part de la classe politique, qu’en fait, ces politiques risquaient d’échouer. Il fallait donc faire la démonstration auprès du public que le modèle civique était le seul qui convenait à une société pluraliste comme le Québec marquée par les tensions et les conflits identitaires. Ainsi à travers le récit de Jasmine, une policière noire, de père québécois et de mère haïtienne, un personnage qui incarne une double marginalité, celle du genre et celle de la race, qu’on voit s’articuler une tentative de réconciliation entre la société d’accueil et les communautés immigrantes, mais aussi, une défense de la politique gouvernementale en matière d’intégration et de citoyenneté.

La série met en scène, souligne Icart, plusieurs situations d’exposition de fissures profondes dans le tissu social. L’arc principal de la série se déploie en quatre grandes problématiques qui orientent le spectateur vers une vision spécifique de la société québécoise : l’antagonisme entre «eux» et «nous», l’intégration, la participation à la cité des diverses communautés ethnoculturelles et la résolution de ce conflit dans la participation de tous à la cité et dans l’ouverture sur le monde.

Lorsqu’un collègue policier abat un jeune noir dans des circonstances nébuleuses, Jasmine se trouve à l’épicentre d’un séisme interculturel, à la fois martyre et héros de la situation. De par son identité hybride, Jasmine est la première affectée par ces conflits, mais aussi elle est la seule qui pourrait les résoudre, ayant un pied d’un côté comme de l’autre de la guerre de tranchées qui allait exploser. Cela étant dit, elle a des opposants, mais aussi des alliés et c’est ce jeu complexe d’oppositions et de complicités que Icart a si bien éclairé dans sa présentation. S’appuyant sur un modèle interprétatif sémiologique et structuraliste, il met en relief une série d’oppositions binaires mises en œuvre par les personnages : altérité /identité; autorité/contestation, etc.

En fait, à travers les personnages se dresse dans la série un schéma dichotomique très clair qui trahit son fondement idéologique : D’un côté la société pluraliste, démocratique, francophone, civique, qui est mise en valeur et de l’autre côté la société monoculturelle, ethniciste, repliée sur elle-même, marquée par la violence. Comme l’a souligné Icart, le message est en fait tellement didactique que le scénario avait parfois l’air de sortir d’un rapport sociologique. Une telle instrumentalisation des productions culturelles mérite qu’on s’y attarde un peu plus, surtout de la véritable potentialité des productions culturelles comme médiateurs et lieux de négociation. Quel est le rôle des productions culturelles et des artistes (dans ce cas, réalisateurs et comédiens) dans un tel contexte? Sont-ils des critiques de la société? Des pédagogues? Des propagandistes? Ou simplement des interprètes qui nous renvoient une image, parfois pas trop élogieuse de nous-mêmes? Où se situent les médiateurs culturels comme Jasmine dans ce va-et-vient entre marginalité et pouvoir?

Un élément qui rend le personnage de Jasmine si puissant est le fait que sa double marginalité sexuelle et raciale soit contrebalancée par sa proximité avec le pouvoir : elle fait partie de l’institution chargée de maintenir l’ordre, la police. Une institution qui à la fois protège, mais aussi intimide. C’est l’institution qui représente le plus éloquemment le travail, mais aussi l’abus du pouvoir. On voit à travers Jasmine l’effet positif des politiques d’intégration, mais aussi la violence que ça prend pour que ces politiques fonctionnent. Jasmine suscite la suspicion et le ressentiment autant qu’elle inspire la cohésion et le dialogue. Est-ce pour dire que les relations interculturelles ne peuvent que contenir un élément de coercition pour qu’elles puissent surmonter les préjugés? Faut-il justement un peu de propagande pour qu’il ait véritable vivre ensemble? Faut-il que l’Autre soit complice du pouvoir pour se faire accepter?

Dans sa présentation Icart pose trois questions : Quelle conception de la citoyenneté la télésérie présente-t-elle ? Quelle conception de l’intégration propose-t-elle ?

Quinze ans plus tard, qu’est-ce qui a changé ?

S’il est assez clair quelle conception de la citoyenneté et de l’intégration la série proposait dans les années 1990, il est beaucoup plus difficile de déterminer quel effet une série comme Jasmine aurait au lendemain de la crise des accommodements raisonnables. Je doute que la télésérie soit rediffusée aujourd’hui. Comment situer Jasmine dans la foulée de la résurgence du «nous» comme cadre de référence et du virage juridique dans la négociation des conflits interculturels : élaboration de chartes de citoyenneté et de laïcité, la signature de contrats sociaux par les nouveaux arrivants, etc.

Il est légitime de poser la question si la série n’était pas plutôt une eulogie pour une certaine conception de la société québécoise qu’une célébration et quelle forme prendrait une série du même genre aujourd’hui.

En rétrospective, on ne peut s’empêcher de se demander qu’est-ce qui a pu bien échapper aux réalisateurs de la série et aux partisans de la vision qu’elle défend pour que 15 ans plus tard, on se retrouve plus que jamais confrontés à ces conflits et à des politiques interculturelles beaucoup plus dogmatiques et rigides qui risquent d’exacerber ces conflits. Je pose la question à M. Icart : quel est donc l’angle mort de Jasmine ?


Appel de communications/Call for papers

THEORIZING ‘THE LOCAL TURN’ IN IMMIGRANT POLICIES: A MULTI-LEVEL APPROACH

Theoriser«the local turn» dans les politiques d’immigration: une approche multi-niveau

_________________________________________________

Nous vous retransmettons un appel de communication dont voici le thème :

«We invite Workshop contributions to address the normative framework of a theory of local turn, taking into account the different approaches of local governance in various European states»

Ceci est une initiative du GRITIM-UPF – Interdisciplinary Research Group on Immigration of the University Pompeu Fabra, Erasmus University of Rotterdam et IMISCOE Network

Cliquez sur ce lien pour plus de détails — GRITIM-EUR-IMISCOE seminar on the local turn


CRIC/LABRRI : Comité d’évaluation du projet Femmes-Relais Centre-Sud

Par: Rachel Boivin-Martin, étudiante chercheure au LABRRI

En septembre 2012, le Carrefour de Ressources en Interculturel (CRIC) rencontrait le LABRRI afin de discuter du plan d’évaluation de son nouveau projet : Femmes-Relais.

Pendant un an, l’organisme communautaire du quartier Centre-Sud guidera sept femmes immigrantes dans le rôle d’accompagnatrices et de médiatrices entre les familles immigrantes et les services offerts par les organismes et les institutions du quartier. Les objectifs réunis veulent faire bénéficier de cette initiative originale les femmes-relais elles-mêmes autant que les familles accompagnées et les organismes du quartier.

Afin de mener à bien l’évaluation des retombées du projet, une stratégie en plusieurs temps (avant-après) et à plusieurs niveaux (femmes-relais, organismes et communauté) a été prévue par le comité d’évaluation.

Par le biais d’entrevues, une première phase de collecte de données s’intéressait à l’histoire personnelle et professionnelle des femmes choisies; à leurs connaissances, leurs préjugés et leurs attentes quant à la société québécoise; à leur participation citoyenne ainsi qu’à leurs motivations à participer au projet des Femmes-Relais. Afin que soient mises à profit les compétences qu’elles ont et auront acquises tout au long du projet, plus tard dans l’année les femmes-relais seront appelées à contribuer à la création de l’évaluation « après-projet » qui s’assurera que les critères choisis correspondent aux vécus des participantes-collaboratrices.

Les phases d’évaluation qui auront pour but la collecte de données auprès des organismes du quartier et de la communauté sont également prévues dans les prochains mois.

Il va sans dire que cette participation offre une belle occasion pour le LABRRI de mettre au service d’organismes partenaires ses conseils en matière de méthode d’enquête de terrain et d’analyse, tout en lui offrant également l’opportunité d’enrichir ses connaissances sur les relations et les dynamiques interculturelles dans la ville.

Nous sommes encouragés par l’initiative du CRIC et fiers d’en faire partie.

Pour en savoir plus sur le Carrefour de ressources en interculturel: http://www.criccentresud.org/